Projet Stanstead ou comment traverser la frontière, volet I

Projet de commissariat en salle (été 2011) et in situ (été 2012) présenté par la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s à Sherbrooke et Stanstead, Québec, Canada.

L’exposition Projet Stanstead ou comment traverser la frontière repose sur la thématique de la frontière, soit celle qui agit comme artefact architectural et qui, en s’inscrivant dans le paysage, affecte la mobilité des citoyens. Ceux de Stanstead — ville frontalière des Cantons de l’Est et voisine de Derby Line au Vermont — ont été témoins, au cours des derniers mois, d’un renforcement de sécurité qui s’est concrétisé par l’installation de barrières et par une augmentation du nombre de douaniers et d’arrestations. Les nouvelles politiques frontalières développées à travers le monde ont des répercussions jusqu’à Stanstead, où des générations de gens ont, depuis la fin du 18e siècle, traversé la frontière régulièrement, certains d’entre eux ayant des membres de leur famille répartis des deux côtés de la ligne.

Le premier volet du projet propose d’aborder la question des frontières dans le monde et la nature des territoires qu’elles circonscrivent, pour mieux introduire le cas particulier de la zone formée par Stanstead et Derby Line. Les œuvres rassemblées portent tour à tour sur les notions d’espace, de territoire, de frontière, d’histoire, de culture et de géographie : des photographies, vidéo et carnet de voyage d’Andreas Rutkauskas (Montréal) ont été réalisés à partir du site environnant Stanstead; l’œuvre Green Border, présentée en 1993 à la Biennale de Venise par Christian Philipp Müller (Berlin et New York) porte entre autres sur les frontières historiques de l’Autriche, alors que l’œuvre récente Burning Love explore les traditions d’une communauté de tisserands d’une localité montagnarde; les vidéo Performing the Border et Europlex d’Ursula Biemann (Zurich) remettent en question la légitimité des frontières que crée le néocapitalisme entre les nations favorisées et défavorisées, entre les hommes et les femmes.

Stanstead Project or How to Cross the Border, part I

Curatorial project presented by the Foreman Art Gallery of Bishop’s University, Sherbrooke, Québec, Canada.

Project Stanstead or How to Cross the Border revolves around the theme of border lines, those which, as architectural artefacts inscribed in the landscape, have an impact on citizens’ mobility. In the last few months, the citizens of Stanstead — the border town in the Eastern Townships that neighbours Derby Line, Vermont — have seen a heightening in border security, manifest in the construction of fences and a growing number of customs officers and arrests. New border policies across the world are having repercussions all the way in Stanstead, where people have routinely crossed the border for generations going back to the late 18th century, some with family members on both sides of it.

This first part of the project, preparatory to the particular case of Stanstead and Derby Line, broaches the general question of the world’s boundaries and the nature of the territories they circumscribe. Selected works deal with notions of space, territory, border lines, history, culture, and geography: Andreas Rutkauskas (Montreal) drew from the surroundings of Stanstead to produce photographs, video, and travel logs; Green Border, which Christian Philipp Müller (Berlin and New York) presented at the Venice Biennale in 1993, deals in part with Austria’s historical boundaries, and his more recent Burning Love explores the cloth-weaving traditions of a mountain community; Ursula Biemann’s Performing the Border and Europlex examine the legitimacy of the borders that neo-capitalism creates between rich nations and poor ones, between men and women.

Dossier de presse

Article en anglais de Nancy Nourse paru dans le Journal RythmeBeat, 9 mai 2011
Article en français de Matthieu Petit paru dans Journal Voir Estrie, 5 mai 2011

Rewiew

Text in English by Nancy Nourse published in RythmeBeat Journal, May 9, 2011.
Text in French by Matthieu Petit published in Journal Voir Estrie, May 5, 2011.

Crédit photo

François Lafrance

Images

François Lafrance